Lean Six Sigma · niveau 2 sur 3
Certification Green Belt Lean Six Sigma
Le Green Belt conduit des projets d'amélioration sur son propre périmètre : cadrer, mesurer, analyser avec des outils statistiques, améliorer, tenir dans la durée. Programme, attentes et préparation.
À qui s'adresse ce niveau
Pour un ingénieur, technicien, responsable qualité, chef d'équipe ou cadre qui pilotera des projets d'amélioration à temps partiel, en parallèle de son poste.
Ce qui est supposé acquis : Le programme Yellow Belt est supposé acquis. Une aisance avec les chiffres est nécessaire — pas un niveau universitaire de statistique, mais la capacité à lire un écart-type, un graphique de dispersion et un résultat de test.
Ce que le niveau recouvre
Le Green Belt est le premier niveau qui engage sur des résultats. Il conduit un projet du problème constaté à la solution tenue, en suivant la démarche DMAIC : définir, mesurer, analyser, améliorer, maîtriser.
La partie Lean couvre les outils de flux et de poste : cartographie de la chaîne de valeur, SMED, kanban, takt time, lissage, maintenance productive, travail standardisé, dispositifs anti-erreur.
La partie Six Sigma est celle qui distingue vraiment ce niveau du précédent : capabilité d'un processus, validation du système de mesure, cartes de contrôle, tests d'hypothèse, régression, analyse des modes de défaillance, premiers plans d'expériences. C'est là que se joue la majorité des échecs à l'examen — non par difficulté mathématique, mais parce que ces outils demandent de savoir lequel s'applique à quelle question.
S'y ajoute la conduite du projet elle-même : cadrer avec une charte, écouter le client, tenir un plan de collecte, prouver le gain, et transmettre au processus la maîtrise de ce qui a été amélioré.
Comment se préparer
Deux erreurs reviennent. La première est de réviser les outils un par un sans jamais les remettre dans l'ordre de DMAIC : à l'examen, une question sur trois porte moins sur l'outil que sur le moment où l'on s'en sert. La seconde est d'éviter les questions de calcul, qui paraissent ingrates — elles sont pourtant les plus rentables, parce qu'une capabilité ou un indice de priorité de risque se calcule toujours de la même façon.
Un entraînement utile alterne donc les deux : des questions de situation qui font placer l'outil dans la démarche, et des calculs répétés jusqu'à ce qu'ils ne coûtent plus rien.
Qui délivre la certification
Comme pour les autres niveaux, plusieurs organismes délivrent des certifications Green Belt selon leurs propres référentiels. Certains exigent la conduite d'un projet réel documenté en plus de l'examen écrit ; d'autres non. Cette différence est la plus structurante pour votre préparation, et elle se vérifie auprès de l'organisme visé.
beltup ne délivre aucune certification et n'est affilié à aucun organisme certificateur. C'est un outil d'entraînement au corpus de connaissances, indépendant de l'examen que vous passerez.
Ce que beltup couvre pour ce niveau
1 042 questions portent le niveau Green Belt, sur 27 thèmes assez fournis pour tenir une session entière. Un parcours de ce niveau tire aussi dans les niveaux inférieurs — les fondamentaux restent au programme — soit 2 026 questions au total, dont la majorité au niveau visé.
Chaque question porte une explication et la source d'où elle vient.
- TPM
- SMED
- Heijunka
- DOE
- Capabilité
- DFSS
- MSA
- VSM
- Régression
- ECRS
- SPC
- Tests d'hypothèse
- IPP
- Poka-Yoke / Jidoka
- AMDEC
- Kanban
- DMAIC
- Flux
- Résolution de problèmes
- Statistiques descriptives
- Yamazumi
- Maison du Lean
- SIPOC / VOC
- Takt Time
- Standardisation
- Gaspillages
- Kaizen
Questions fréquentes
Faut-il être Yellow Belt avant de passer le Green Belt ?
Rarement obligatoire, mais toujours utile. La plupart des organismes n'exigent pas le niveau inférieur comme prérequis formel ; en revanche le programme Green Belt suppose le vocabulaire et les outils du Yellow acquis, et les questions d'examen ne les réexpliquent pas.
Quel niveau de mathématiques faut-il pour le Green Belt ?
Celui d'un baccalauréat scientifique ou d'un premier cycle technique suffit. Il faut être à l'aise avec les moyennes, écarts-types, pourcentages et lectures de graphiques, et comprendre ce que signifie un risque de se tromper. Les calculs demandés sont mécaniques une fois la formule connue ; la difficulté est de choisir le bon outil, pas de mener le calcul.
Un projet réel est-il exigé pour être certifié Green Belt ?
Cela dépend de l'organisme. Certains référentiels demandent un projet documenté avec gains mesurés, d'autres se limitent à un examen de connaissances. Vérifiez ce point en premier : il change la durée de la préparation bien plus que le programme lui-même.
Combien de temps pour préparer un Green Belt ?
Plusieurs mois de révision régulière pour la partie connaissances, davantage si un projet réel est exigé. Le volume est nettement supérieur au Yellow Belt, surtout du côté statistique, et il se retient mal en accéléré : mieux vaut des séances courtes répétées que quelques longues sessions avant l'échéance.
Quelle différence entre Green Belt Lean et Green Belt Six Sigma ?
Certains organismes séparent les deux traditions : un Green Belt orienté Lean insiste sur le flux, le délai et les outils de terrain ; un Green Belt orienté Six Sigma insiste sur la variabilité, la mesure et la statistique. La plupart des référentiels actuels les réunissent sous le nom de Lean Six Sigma, et couvrent les deux.
S'entraîner sur ce niveau
Le parcours Green Belt Lean Manager est réservé aux abonnés. Le parcours Découverte, lui, se joue sans compte — c'est la meilleure façon de voir à quoi ressemblent les questions.
Les notions à revoir en priorité
- DMAIC— DMAIC est la démarche de résolution de problèmes en cinq phases — Définir, Mesurer, Analyser, Innover, Contrôler — qui structure tout projet Six Sigma.
- Cartographie de la chaîne de valeur (VSM)— La VSM représente sur une seule feuille le flux physique et le flux d’information d’un produit, de la commande à la livraison, pour rendre visible le temps où rien ne se passe.
- SMED (changement rapide d’outil)— Le SMED réduit le temps de changement de série en séparant ce qui peut être préparé machine en marche de ce qui exige l’arrêt, puis en convertissant le second en premier.
- Capabilité (Cp, Cpk, Pp, Ppk)— Les indices de capabilité comparent la dispersion d’un processus à l’intervalle de tolérance : Cp mesure ce dont le processus serait capable s’il était centré, Cpk ce dont il est capable tel qu’il est.
- AMDEC— L’AMDEC recense méthodiquement les modes de défaillance possibles d’un produit ou d’un processus, évalue leur gravité, leur fréquence et leur détectabilité, et hiérarchise les actions à mener avant que la défaillance ne survienne.
- Kanban— Le kanban est un signal — carte, bac ou emplacement vide — qui autorise à produire ou à réapprovisionner, et qui met le flux en tiré plutôt qu’en poussé.
Les autres niveaux
Certification Yellow Belt Lean Six Sigma
Pour quelqu'un qui participe à des chantiers d'amélioration sans les piloter : opérateur, technicien, agent, encadrant de proximité, ou toute personne dont l'entreprise démarre une démarche Lean.
Certification Black Belt Lean Six Sigma
Pour un professionnel expérimenté qui pilotera des projets transverses à temps plein ou majoritaire, encadrera des Green Belts et rendra compte à la direction.
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